J’aurais préféré ne jamais écrire cet article, ne jamais peindre mes ongles en noir, ne jamais dessiner ces rubans de deuil, ne jamais être le témoin lointain de toutes ces morts horribles et insensées.

Tuer des gens pour des dessins, t’y crois toi ?!  :(

Je n’ai pas de mots assez durs pour condamner ces horreurs, ni de mots assez consolateurs à adresser à tous les endeuillés. Je me sens con. Je suis là, avec un noeud énorme dans la gorge, à la fois triste et en colère face aux idéologies extrêmes qui poussent à la folie.

Nailstorming Je suis Charlie

Nailstorming Je suis Charlie

Nailstorming Je suis Charlie

Nailstorming Je suis Charlie

Nailstorming Je suis Charlie

Toute cette violence, ça me dépasse tellement… Et je ne parle même pas des réactions, des débats à 2 neurones, de la récupération politique hâtive, des pseudo conclusions puantes. Pas la force de rentrer dans le débat, ni le recul nécessaire.

Je ne sais pas si je suis Charlie à proprement parler. Après tout, je n’ai jamais été une lectrice de Charlie – soyons honnête deux minutes. Pourtant j’ai été choquée, consternée et triste que des gens puissent mourir pour des dessins humoristiques (et ce qu’on les trouve drôles ou pas, là n’est pas la question). Alors si c’est ce pincement au coeur qui fait qu’on peut dire « je suis Charlie », je le suis. Et on l’est tous un peu à ce que j’ai pu lire.

La terre continue de tourner, tu me diras. Demain, j’irai faire mes courses, je ferai des gâteaux, je rirai aux blagues bêtes de mon mec, je chanterai (mal) sous la douche… je reprendrai mon petit train-train.

Mais je n’oublierai pas, je n’aurai pas peur et surtout je ne haïrai pas. Rien, ni personne. <3